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Les traitements de l'hyperhidrose


Si vous souffrez de transpiration excessive, vous pensez peut-être avoir déjà tout essayé. Vous avez peut-être perdu espoir. Même si c’est le cas, prenez quelques minutes pour lire les informations de cette section qui présente les techniques et les traitements disponibles pour soigner l'hyperhidrose. Ce que vous allez apprendre devrait vous redonner de l'espoir et vous encourager à rechercher de l'aide. 


Certains traitements traditionnels, comme les antisudorifiques et la ionophorèse ont été améliorés et nous savons maintenant comment les rendre plus efficaces. De nouveaux traitements, tels que les injections de Botox®, ont apporté un certain soulagement aux personnes qui pensaient ne plus en recevoir. Des médecins et leurs patients ont également expérimenté des associations de traitements (telles que Botox et antisudorifiques) et obtenu de bons résultats.

En raison des effets secondaires, les médications orales ne sont pas recommandées comme solution à long terme. De la même façon, les options chirurgicales, quoique bénéficiant d’une publicité massive, sont réservées uniquement à certains cas graves d'hyperhidrose qui n'ont répondu à aucune des autres options thérapeutiques. Avant d’envisager un traitement chirurgical, le médecin et son patient doivent longuement réfléchir et débattre ensemble des risques très réels de lésion permanente et des effets secondaires graves à long terme.

Pour un rapide aperçu des traitements actuels de l'hyperhidrose et des zones corporelles concernées, consultez le tableau ci-dessous.

Antisudorifiques

Les antisudorifiques sont considérés comme le traitement de première ligne de la transpiration excessive. Ils sont considérés ainsi en raison de leur faible incursion et les spécialistes recommandent de les essayer avant d'autres traitements plus invasifs. Les antisudorifiques sont appliqués à la surface de la peau (c'est la raison pour laquelle on les appelle traitements "locaux") et agissent en bloquant ou en bouchant les canaux sudoripares, réduisant ainsi la quantité de sueur qui parvient jusqu'à la peau.

Les antisudorifiques sont disponibles en vente libre sur le marché ou sur prescription médicale. Les sels métalliques sont les ingrédients les plus couramment utilisés dans la composition des antisudorifiques. Les préparations à base de chlorhydrate d'aluminium sont parmi les plus efficaces. Des concentrations à 10 à 15 % de chlorhydrate d'aluminium sont recommandées pour la transpiration excessive des aisselles. Pour les mains ou les pieds, des concentrations plus élevées sont nécessaires – en général autour de 30 %. Les antisudorifiques peuvent également être utilisés pour la transpiration du visage ou de l'aine, mais en raison d'un risque d'irritation cutanée, il est important de prendre l’avis de votre médecin avant de les appliquer sur ces zones fragiles. Votre médecin pourra vous conseiller sur les antisudorifiques, ou les concentrations en ingrédient actif, qui conviennent le mieux pour le visage et les autres zones cutanées sensibles. Outre le risque d’irritation cutanée, les antisudorifiques, en particulier les prescriptions, peuvent endommager les textiles. Faites donc particulièrement attention à vos sous-vêtements et pyjamas de qualité.

Certains antisudorifiques contiennent également des déodorants. Les déodorants, en eux-mêmes, ne peuvent pas empêcher la transpiration, mais ils réduisent l'odeur en limitant la propagation des bactéries qui en sont la cause.

Comment utiliser efficacement les antisudorifiques disponibles dans le commerce

Le fait que de nombreuses personnes souffrant d'hyperhidrose trouvent un certain soulagement grâce aux antisudorifiques disponibles dans le commerce peut vous surprendre. La clé du problème est d'apprendre à s'en servir correctement. Une étude récente a montré que l'application d'un antisudorifique le matin et le soir, ou seulement le soir, était beaucoup plus efficace qu'une seule application le matin.

Si vous n'êtes pas sûr de le vouloir, ou si vous ne trouvez pas le temps d'appliquer votre antisudorifique plus d'une fois par jour, vous pouvez quand même, selon les chercheurs, améliorer son efficacité. Il vous suffit de changer le moment de l'application dans la journée. L'étude montre que l'application d'un antisudorifique seulement le soir, par opposition à seulement le matin, donne de meilleurs résultats.

Pour minimiser le risque d'irritation cutanée, veillez à toujours sécher complètement votre peau avant d'appliquer un antisudorifique.

Comment utiliser efficacement les antisudorifiques prescrits sur ordonnance

Comme pour toute prescription, vous devez d'abord et avant tout suivre les instructions de votre médecin. Elles peuvent varier en fonction du produit qui a été prescrit et de votre situation personnelle. Cependant, de manière générale, il est recommandé que les préparations antisudorales prescrites contenant du chlorhydrate d'aluminium restent sur la peau pendant 6 à 8 heures et soient appliqués avant le coucher, lorsque le niveau de transpiration est à son minimum. Vérifiez que votre peau est sèche et complètement dénuée de sueur avant d'appliquer le produit – utilisez un sèche-cheveux si nécessaire. Le lavage de la peau n'est pas nécessaire avant l'application et peut même provoquer une irritation plus importante. Si vous vous êtes rasé les aisselles, attendez 24 à 48 heures avant d'appliquer une préparation antisudorale. Si votre peau est irritée, traitez-la localement avec une crème à l'hydrocortisone et n'omettez pas d'en parler à votre médecin. Si vous n'avez aucun signe d'irritation, utilisez l'antisudorifique chaque soir jusqu'à ce que la transpiration soit réduite. Après avoir constaté l’effet de l'antisudorifique, vous pouvez réduire la fréquence d'application.

Peut-être avez-vous entendu parler de personnes ayant essayé une technique "occlusive" pour rendre leur antisudorifique plus efficace. L'occlusion consiste à envelopper la zone corporelle sur laquelle vous avez appliqué un antisudorifique avec un film plastique pendant une période de temps prolongée, comme une nuit entière. Sachez qu'il n'y a aucune preuve de l'efficacité d'une telle méthode. Au contraire, l'occlusion a souvent provoqué de graves irritations cutanées.


Étapes suivantes


Avez-vous essayé les antisudorifiques, en veillant à les appliquer comme cela est recommandé ci-dessus, et souffrez-vous toujours d'une transpiration excessive qui compromet votre qualité de vie ? Renseignez-vous sur l'aide apportée par la ionophorèse et/ou les injections de Botox.

 

Ionophorèse

La ionophorèse utilise un dispositif simple pour traiter la transpiration excessive des mains (hyperhidrose palmaire) et des pieds (hyperhidrose plantaire). Utilisée correctement et adaptée individuellement, la ionophorèse a obtenu un taux de réussite très élevé (83 % selon l’American Academy of Dermatology) sur des personnes souffrant de transpiration excessive au niveau des mains et des pieds.
iontophoresis on handsLa ionophorèse utilise l’eau pour conduire un courant électrique léger à travers la surface de la peau. On ne sait pas encore très bien comment ni pourquoi la ionophorèse marche, mais on pense que le courant électrique et les particules minérales opèrent ensemble dans l’eau pour dilater microscopiquement la couche externe de la peau, ce qui bloque le flux de sueur vers la surface de la peau. Une fois les canaux sudoripares bouchés ou stoppés, la production de sueur palmaire et plantaire est, souvent de manière subite et radicale, "désactivée".

Comment utiliser efficacement la ionophorèse


Pendant une séance de ionophorèse, le patient s'assoit avec les deux mains ou les deux pieds, ou un de chaque, immergés dans un bac peu profond rempli d'eau, dans lequel le dispositif envoie un courant électrique léger, pendant une courte période de temps (20 à 40 minutes). L'opération est répétée un jour sur deux pendant cinq à dix jours, ou jusqu'à ce que la transpiration soit réduite à un niveau confortable. Une fois que le niveau de sécheresse désiré est atteint, le traitement se poursuit par un programme d'entretien qui va d'une séance par semaine à une séance tous les quatre semaines, selon le patient. Pour maintenir la sécheresse, les séances de ionophorèse doivent reprendre dès que la transpiration recommence.

Il arrive que, dans certaines zones géographiques, l'eau du robinet soit trop "douce" pour que la ionophorèse fonctionne. En d’autres termes, elle ne contient pas beaucoup de minéraux ou d'électrolytes (particules minuscules qui aident le courant électrique à traverser l'eau jusqu'à la peau). Environ une petite cuillère de bicarbonate de soude ajoutée à l'eau du bac résoudra le problème.

Si la ionophorèse avec de l'eau du robinet pure ou additionnée de bicarbonate de soude ne produit pas la sécheresse désirée, un médicament prescrit sur ordonnance appelé anticholinergique peut être ajouté à l'eau. Dans la majorité des cas, cette méthode stoppe l'hyperhidrose palmaire et plantaire.

Il est déconseillé d'utiliser la ionophorèse chez les femmes enceintes, les personnes porteuses de stimulateurs cardiaques ou d'implants métalliques sensibles (tels que les prothèses articulaires) et les personnes épileptiques ou cardiaques. Tous les bijoux doivent être enlevés avant une séance de ionophorèse. En cas de sécheresse excessive de la peau, il est recommandé d'appliquer des produits hydratants. Les coupures ou égratignures devront être recouvertes de vaseline ou d'un produit similaire avant la séance de ionophorèse, afin d’éviter une irritation cutanée ou une sensation de brûlure. Si la peau au niveau de la "ligne d'eau" est irritée à cause de la ionophorèse, de la vaseline doit être appliquée avec modération à cet endroit, avant chaque traitement. Pour soulager une irritation cutanée préexistante, il est recommandé d'appliquer une simple crème à l'hydrocortisone concentrée à 1 %.

Les patients sont souvent inquiets de recevoir une décharge électrique pendant la ionophorèse, mais le courant utilisé n'est pas assez fort pour vous faire du mal. Il est cependant possible qu'il vous fasse sursauter, votre médecin devra donc vous apprendre à éviter ces secousses. Nous pensons que la ionophorèse n'est utile que pour le traitement de la transpiration excessive des mains et des pieds car les dispositifs actuellement disponibles ne sont pas conçus pour traiter avec succès d'autres zones corporelles.

La réussite de la ionophorèse requiert un apprentissage technique. Il est donc très important de trouver un professionnel de santé qui soit capable de vous enseigner l'usage correct de la ionophorèse dans son cabinet. Si votre médecin est d’avis que la ionophorèse est le traitement qui convient à votre situation, il pourra vous prescrire un appareil à ionophorèse utilisable à domicile. Aux États-Unis, les spécialistes recommandent l'appareil à ionophorèse disponible auprès de R.A. Fischer Company. Cet appareil coûte 675 $ US environ (il en existe de moins onéreux, mais les résultats sont médiocres). En Europe, les patients pourront s’informer sur les appareils fabriqués par STD Pharmaceutical .

Injections de Botox

Dans de nombreux pays du monde, le BOTOX (toxine botulique de type A) est validé et/ou utilisé pour le traitement de l'hyperhidrose primaire sévère chez les patients qui n’obtiennent pas de résultat à l'aide d’antisudorifiques. Le BOTOX est produit par Allergan, Inc., à Irvine, en Californie (États-Unis) ; c’est la marque de toxine botulique la plus étudiée dans le monde. Le BOTOX est disponible depuis plus de dix ans et utilisé pour traiter des millions de patients présentant différentes pathologies, notamment les troubles moteurs et la spasticité. botox injections

L'utilisation d'injections locales de toxine botulique pour alléger les symptômes de l'hyperhidrose constitue une approche prometteuse. Des recherches ont montré que le traitement des aisselles, des mains, des pieds et du visage à l'aide de la toxine botulique est sûr et efficace. Au cours d'une étude clinique qui impliquait 322 patients souffrant de transpiration excessive des aisselles, 81 % des patients recevant des injections de toxine botulique ont obtenu une diminution de la transpiration supérieure à 50 %. De plus, 50 % des patients ont été libérés de leur transpiration excessive pendant 201 jours au moins (presque 7 mois).

La toxine botulique est une protéine purifiée naturelle. Lorsqu'elle est utilisée pour traiter la transpiration excessive, elle a la capacité de bloquer temporairement, dans le système nerveux, la sécrétion des produits chimiques qui sont responsables de l'"activation" des glandes sudoripares. En bloquant ou en interrompant ce message chimique, la toxine botulique "désactive" la transpiration dans la zone localisée où elle a été injectée.

Utilisation efficace des injections de toxine botulique de type A

Le traitement de l'hyperhidrose par des injections de toxine botulique est plus efficace s’il est exécuté par un médecin ayant reçu une formation spéciale et qui a l'expérience de la procédure. Pour trouver un médecin possédant une bonne expérience des traitements de l’hyperhidrose dans votre région, utilisez notre moteur de recherche. Recherchez les médecins qui ont participé à une session pédagogique de l'International Hyperhidrosis Society (qui inclut des informations et une formation à l'utilisation de la toxine botulique pour traiter l'hyperhidrose).

Les injections de toxine botulique peuvent être administrées dans le cabinet d'un médecin, requièrent relativement peu de temps, et n'imposent aucune restriction au niveau du travail ou des activités de loisir (à part l'abstention de pratiquer une activité physique intensive ou de faire un sauna le jour de l'injection).

Au cours de la procédure, une aiguille très fine est utilisée pour injecter de petites quantités de produit juste sous la peau, près des glandes sudoripares responsables de la transpiration excessive. Après l'évaluation de la zone à traiter, le médecin pratique plusieurs injections espacées de 1,5 cm. Les injections dans la zone palmaire ou plantaire peuvent être douloureuses. Pour minimiser la douleur, le médecin peut utiliser une ou plusieurs techniques d'anesthésie telles que les crèmes analgésiques, le blocage nerveux, la glace ou les vibrations.

Il est possible qu'au cours de la procédure, certaines glandes sudoripares soient ignorées. Il se peut donc que vous continuiez à transpirer légèrement au niveau des zones non traitées. Si c'est le cas, il est important d'en parler à votre médecin, qui effectuera alors une nouvelle évaluation des zones affectées et "comblera" les lacunes par des injections supplémentaires.

Les injections de toxine botulique ne guérissent par l'hyperhidrose ; les symptômes reviennent graduellement. Pour maintenir la sécheresse, il est nécessaire de poursuivre les injections. La répétition des injections peut être nécessaire à des intervalles variant de sept à seize mois.

Étapes suivantes


Souhaitez-vous faire l’essai d’injections locales de toxine botulique comme traitement de l'hyperhidrose ? Notre moteur de recherche Physician Finder peut vous aider à trouver les médecins qui traitent l'hyperhidrose. N'hésitez plus !

Enfin, vous envisagez peut-être de participer à un essai clinique. Les patients enrôlés dans des essais cliniques reçoivent souvent des traitements gratuits. Visitez notre page Étude de marché et recherche clinique pour en savoir plus, en particulier si vous remplissez les critères de participation.

Néanmoins, leur utilisation à long terme n'est pas recommandée en raison d’effets secondaires graves. En fait, de nombreux médecins ne sont pas convaincus que les médicaments systémiques anticholinergiques et autres médications orales sont appropriés pour le traitement de l'hyperhidrose focale primaire (la transpiration excessive qui n'est pas liée à une autre pathologie et qui se limite à des zones corporelles spécifiques).

Utilisation efficace des traitements médicamenteux

Comme mentionné ci-dessus, de nombreux spécialistes pensent que les anticholinergiques ou autres médications orales n'ont pas d'utilité à long terme pour le traitement de la transpiration excessive localisée. La raison en est les sérieux effets secondaires que produisent fréquemment les médicaments, tels que :

• Sécheresse buccale
• Troubles de la vision
• Altération du langage, du goût, de la mastication et de la déglutition
• Rétention urinaire
• Constipation
• Palpitations cardiaques.

Il existe néanmoins une utilisation prometteuse des anticholinergiques. Certains médecins et leurs patients ont obtenu de très bons résultats dans le traitement de la sudation palmaire et plantaire par le rajout d'un comprimé écrasé d'anticholinergique à l'eau utilisée pendant une séance de ionophorèse. Renseignez-vous sur l'aide apportée par la ionophorèse dont l'efficacité peut être optimisée par des anticholinergiques. De même, en cas de complications résultant d'une sympathectomie endoscopique transthoracique (SET) telles qu'une sudation compensatoire, les anticholinergiques peuvent apporter un certain soulagement, mais doivent être très soigneusement contrôlés.

Étapes suivantes

Si vous envisagez une médication orale pour traiter la transpiration excessive, sachez que les spécialistes dans ce domaine recommandent d'essayer en premier lieu les antisudorifiques, la ionophorèse ou les injections de Botox. Cliquez sur les liens fournis sur ce site pour en savoir plus sur l'utilité de ces traitements.

Chirurgie

Votre médecin peut envisager la chirurgie comme option de traitement si tous les autres traitements ont été tentés, ajustés au cas par cas, et qu'ils restent malgré tout inefficaces. Il existe différents types de procédure chirurgicale, parfois utilisés pour traiter l'hyperhidrose. Il peut s'agir de procédures chirurgicales locales qui retirent les glandes sudoripares d'une zone spécifique comme les aisselles, et de la sympathectomie endoscopique thoracique (SET). La SET, en particulier, est envisagée en dernier recours car elle entraîne fréquemment une sudation compensatoire grave et irréversible. De fait, la plupart des médecins ne recommandent pas la chirurgie par SET en raison des effets secondaires négatifs dont elle est la cause.

Techniques de chirurgie locale

Les procédures chirurgicales locales (ainsi qualifiées car effectuées au point de sudation) telles que l'ablation, le curetage et la lipoaspiration, peuvent être utilisées pour traiter la transpiration excessive des aisselles. Lors d'une procédure d’ablation, les glandes sudoripares sont incisées. De façon similaire, lors d'une procédure de curetage, elles sont enlevées par grattage. La procédure de lipoaspiration les supprime par aspiration. Les dermatologues obtiennent souvent de bons résultats par ces techniques. En raison de la procédure réelle, cette option de traitement est appropriée uniquement pour la transpiration excessive des aisselles.

Sympathectomie endoscopique thoracique (SET)

ETS surgery ETS surgery
Les petites incisions sont faites
Coupe du nerf

En grande majorité, les spécialistes du domaine de l’hyperhidrose ne recommandent pas la SET comme traitement de l'hyperhidrose. Lors d'une chirurgie par SET, les médecins tentent d'interrompre la transmission des signaux nerveux depuis la colonne vertébrale vers les glandes sudoripares et d'empêcher ainsi les signaux nerveux d'"activer" les glandes sudoripares.

La procédure est réalisée sous anesthésie générale. Une micro-caméra est insérée dans le thorax, sous l'aisselle. Un poumon est temporairement collabé pour permettre au chirurgien de couper voire de détruire les circuits nerveux dans la colonne vertébrale qui correspondent aux glandes sudoripares hyperactives. Cette procédure est définitive et il n'existe à l'heure actuelle aucune technique réversible.

Une fois la procédure terminée d'un côté du corps, le chirurgien procède à la même opération de l'autre côté. La SET a été utilisée pour traiter une transpiration palmaire sévère et parfois la combinaison d'une transpiration palmaire et d'une transpiration des aisselles, mais c'est une intervention chirurgicale majeure qui comporte des risques importants tels qu'une sudation compensatoire sévère, des troubles psychologiques et d'autres lésions systémiques.

Sudation compensatoire

La sudation compensatoire est une transpiration excessive sévère, qui apparaît sur des parties étendues du corps comme le dos, le thorax, l'abdomen, les jambes, le visage et les fesses, comme effet secondaire à la chirurgie par SET. Cet effet secondaire est grave car il est du même ordre, voire même plus important, que le problème de transpiration initial.

Au cours d'une étude américaine impliquant 121 patients du Centre Hospitalier de Dallas au Texas, la sudation compensatoire s'est manifestée chez plus de 80 % des patients ayant subi une SET. De la même façon, au cours d'une étude danoise réalisée à l'Hôpital universitaire Aarhus, 90 % des patients ayant subi une SET pour une transpiration des aisselles ont présenté une sudation compensatoire ; la moitié d'entre eux était même obligée de changer fréquemment de vêtements au cours de la journée.

Utilisation efficace de la chirurgie par SET

Avant d'envisager la chirurgie, les patients et leur médecin doivent s'assurer d'avoir entièrement épuisé toutes les autres options de traitement disponibles, y compris les antisudorifiques puissants obtenus sur prescription médicale, la ionophorèse, la ionophorèse additionnée d'un anticholinergique, les injections de Botox et les combinaisons de ces différents traitements.

De plus, les patients et leur médecin doivent sérieusement peser le pour et le contre de cette intervention et être informés des risques importants de la procédure. Nombreux sont les médecins qui soutiennent que le risque élevé de complications consécutives à une chirurgie par SET, comparé aux taux relativement faibles de satisfaction post-SET comme solution à ces problèmes, signifie que la SET est rarement utilisée, sinon jamais, comme option de traitement efficace de l'hyperhidrose.

Il convient de consulter un spécialiste en dermatologie avant d'avoir recours à la chirurgie. Un dermatologue peut conseiller des options non chirurgicales efficaces, et dans le cas d'hyperhidrose des aisselles, peut procéder à une chirurgie locale.

Gardez à l'esprit que les procédures chirurgicales comme traitement de la transpiration excessive sont considérées comme des interventions majeures qui requièrent une formation spéciale. Si vous envisagez un traitement chirurgical, assurez-vous que le dermatologue (si c'est lui ou elle qui pratique l'opération) ou le chirurgien est compétent et informé des recherches les plus récentes. Lorsque vous avez un entretien avec un dermatologue qui opère ou un chirurgien, demandez-leur des informations sur le pourcentage de leurs patients ayant ressenti des effets secondaires tels qu'une sudation compensatoire après une SET, et demandez à parler avec différents patients qu'ils ont traité pour l'hyperhidrose. Certaines complications consécutives à cette intervention n’apparaissent que plusieurs années après la procédure. Par conséquent, vous devez parler à des personnes ayant subi l’intervention depuis deux ans au moins. Demandez à ces patients s’ils sont satisfaits du résultat de l’intervention, s'ils ressentent des effets secondaires, et s'ils recommandent cette chirurgie à d'autres personnes.

Étapes suivantes

Si vous envisagez une chirurgie par SET pour traiter la transpiration excessive, sachez que les spécialistes dans ce domaine recommandent d’essayer en premier lieu les antisudorifiques, la ionophorèse ou les injections de Botox. Cliquez sur les liens fournis sur ce site pour en savoir plus sur l'utilité de ces traitements. Pour en savoir plus sur les complications courantes de la SET, consultez les forums sur Internet qui débattent de la procédure et de ses séquelles.


 

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